DT-DICT : Investigations complémentaires, l’avis des acteurs concernés (2/2)

Les investigations complémentaires entraînent un surplus de travail. Entre une cartographie parfois incomplète et des rôles encore flous, exploitants de réseaux et entreprises de travaux publics cherchent encore leur rôle dans la gestion des investigations complémentaires.

Partie 1 :

Les choses ne sont pas aussi simples que la législation l’avait prévu. Au contraire, les contraintes et les nouveaux rôles à jouer pour chacun des acteurs concernés par les investigations complémentaires ont contribué à brouiller les cartes et à créer du retard chez certains. « Nous avons un wagon de retard, mais la volonté est là », avoue Ludovic Darras, responsable réseaux et voirie à Amiens Métropole. La capitale de la région Picardie connaît de grosses difficultés pour mettre à jour la cartographie des réseaux qu’elle exploite. Difficile de réaliser une cartographie complète pour les services de la ville puisqu’elle doit partir de zéro. Quant aux entreprises de travaux publics, elles doivent désormais gérer les chantiers, la détection de réseaux mais aussi parfois les questions de leurs clients. Il n’est pas rare pour certaines entreprises de travaux publics de répondre à des marchés dans lesquels la DT n’a pas été incluse. « La plupart du temps, les donneurs d’ordre découvrent les choses », explique Stéphane Houset, de chez Eiffage Travaux Publics RAA Rhône. La réforme DT-DICT, applicable depuis le 1er juillet 2012, ne joue donc pas encore pleinement son rôle.

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